Aux Frontières du Songe
Aux Frontières du Songe
Hors d'atteinte des âmes profanes et de leur bas esprit,
Je dérive dans ma bulle, goûtant la douceur de ma solitude,
Allongé dans le silence, je guette l'arrivée de la nuit,
Loin, très loin des foules et de toute turpitude.
La lune fait ondoyer les ombres dans ma chambre,
Et le doux ronronnement de mes chats berce mon âme,
Le parfum de la pénombre a des effluves d'ambre
Qui m'enveloppent d'une douceur où je me pâme.
Déjà, le temps s'écoule entre chaleur et souffles froids,
Des chuchotements de lointaines consciences
Me confient des histoires et des secrets d'autrefois,
Je traverse un monde silencieux où je ne suis qu'errance.
Que le matin patiente, les étoiles brillent encore.
Mon Dieu, que l'instant est doux, et que la vie est belle.
Je m'élève et me libère lentement de mon corps,
Des rêves mystiques où naît l'illusion d'être immortel.
Pourtant, le vacarme des fous dissipe déjà mon sommeil,
Et je sens le jour peser sur moi comme une clarté lente et mortelle.
Alors je fermerai les tentures, comme on referme des paupières sur l'éveil,
Car aujourd'hui, j'irai rejoindre, en silence, mon royaume sacré et éternel.
