Le Trône de l’Iniquité
Le Trône de l'Iniquité
Je suis ivre de mots et de vers,
Un désordre brûlant dans ma tête,
Une sensation de flotter dans les éthers,
Et m'abîmer en pleine tempête.
Coule dans mes veines l'encre noire,
J'ai de la fièvre et j'ai froid,
Des maux et tant de désespoir,
Dans ce monde où règne le désarroi.
Je dénonce mais on ne m'entend pas !
Ma voix résonne dans les silences,
Je proclame mais on ne m'écoute pas,
Je crache l'abîme en décadence.
Ma plume se consume de tristesse,
Ma poésie chavire et se noie,
Mes oraisons et mes textes sont en détresse,
Je perds l'esprit mais pas la foi !
Ô Seigneur éclaire mon chemin,
Guide-moi à travers ce règne de miasma,
Lorsque sonnera le glas du dernier matin,
Et que les âmes damnées disparaîtront dans l'effroi.
